Dans son parcours de 15 ans en boxe amateur, Imam Khataev a multiplié les présences lors des tournois à l’international, en plus d’accumuler près de 300 combats.
Après s’être taillé une place au sein de l’équipe nationale russe, il s’illustre rapidement en devenant vice-champion national en 2015, 2017 et 2018. Par la suite, il est couronné champion de Russie deux années consécutives (2019 et 2020) chez les lourds-légers.
Au sommet de tous ses accomplissements amateurs figure sa participation aux Jeux olympiques de Tokyo, où il remporta la médaille de bronze après avoir livré une guerre à la sensation britannique Ben Whittaker.
Plusieurs estiment que son style «rouleau compresseur» est fait sur mesure pour la boxe professionnelle. En 2021, la fierté de Tchétchénie fait donc le grand saut dans les rangs professionnels en remportant sa première victoire en Russie. Il répète ensuite l’exploit en 2022 et 2023 en obtenant deux autres K.-O., en Serbie et Australie, où il s’installe avec son entraîneur Anton Kadushin.
En automne 2023, il se joint à EOTTM et obtient deux autres percutants K.-O devant ses partisans québécois. Prêt à passer au niveau supérieur en janvier 2024, EOTTM lui offre d’affronter le champion de Pologne Michal Ludwiczak, qu’il détruit mettant ainsi la main sur le titre NABF des poids mi-lourds.
De retour en Australie en mai suivant, il poursuit sa lancée et démolit l’aspirant mondial Ricards Bolotniks dès le 6e round, en sous-carte du mégacombat Lomachenko-Kambosos. Puis en septembre, c’est au tour de l’olympien Ezequiel Maderna de goûter à la médecine de Khataev qui arrête l’Argentin au 7e round d’une sanglante bataille.
Fort de sa fiche parfaite de 9 victoires, toutes acquises par K.-O., Imam Khataev met la barre extrêmement haute pour la suite de sa carrière professionnelle. Dans les années à venir, il aura donc du pain sur la planche, car son objectif n’est pas seulement de remporter un titre mondial, mais bien de devenir champion mondial unifié.










